NEVER GROW OLDER.
Très peu de choses à dire sur ce mercredi soir finalement. Mon amie BL ayant fait la maligne, une petite semaine avant, on se réjouissait de finalement pouvoir voir Twisted Charm, même si leur passage n’était prévu qu’à 3h30. On a donc commencé par finir une bouteille dans mon frigo en regardant, son coupé la plupart du temps, un bout de la Nouvelle Star. Je suis tout de même déçue par Philippe Manœuvre au final. Il n’est pas aussi cassant que je l’aurais imaginée, et on n’entend pas suffisamment son superbe accent anglais qui ferait pâlir d’envie n’importe quel élève de 6° à mon goût. Bref, trêve d’inutilité, nous voilà parties vers l’usine.
Après avoir fait trois files différentes, parce que décidément c’est plus drôle, on est dans la place. Bruyante et pas toujours de bonnes choses je précise. Nous avons d’abord joyeusement occupées notre temps à essayer de déterminer quelle ‘salle’ était laquelle et où Twisted Charm devait jouer. On a vu un bout d’Underworld, j’ai reconnu quelqu’un de ma résidence. On a trouvé M, croisées A. et sa fusée. Et direction Wire.
On s’est subitement sentie jeune, trop jeune. Et le quarantenaire / cinquantenaire qui se remue violemment m’a fait, j’avoue, parfois craindre pour ma vie. Le cinquantenaire n’est pas doux, il montre sa joie, il se retrouve dans sa peau d’adolescent, les boutons d’acné en moins, les rides en plus, et il oublie toute tenue. Je ne sais pas si on ressemblera à ça à leur âge. Je ne sais pas si j’en ai vraiment envie. Le groupe avait le même âge que son public, voire plus, et était tout autant dynamique, balançant morceaux sur morceaux, parlant peu et jouant bien. Je n’ai pas vraiment accroché pourtant. L’impression d’être un têtard luttant dans une marée de grenouille a peut-être primée sur le reste.
Ayant décidées de ne plus bouger, si ce n’est pour s’asseoir, on a patiemment attendu Kling Klang, et nous nous sommes rapidement rendues compte que Twisted Charm ne passerait certainement pas à l’horaire prévu, mais avec, au mieux, une heure de retard. Kling Klang, leurs cheveux, et leur synthés arrivés, le temps a paru long. D’un autre côté, je ne dirais pas que j’ai eu de la peine pour eux, mais presque. Il est vrai qu’au niveau de la musique, on a rapidement fait le tour : des instrumentaux de quelque chose qu’on peut plus ou moins rapprocher du métal progressif. Mais jouer devant une petite vingtaine de personnes, et encore, je suis généreuse, c’est pas vraiment coule.
Vers plus ou moins, et plutôt plus que moins, 4h30, Twisted Charm arrive, au grand désespoir des vigiles encore là. Max à la bouche tout le temps ouverte, des restes de mannequins, et danse. Nathan aussi. Le set a été très court : sept pauvres petits titres, pas même de Clone Baby ou de Whore. Savoir si attendre plus de 4h pour une petite demie heure de concert valait vraiment la peine me traverse furtivement l’esprit. Mais heureusement, du mauvais vin, un pass volé, diverses bouteilles explosées et une recherche du Hilton à 6h dans Lyon m’ont rapidement convaincue du contraire. Même si je me serais presque endormie dans la Part-Dieu quelques heures plus tard.
pic: Max & Nathan